samedi 10 septembre 2011

Grotte de Gana' e Gortoe

Ce matin, j'ai pris mon rôle d'envoyée spéciale, très au sérieux et n'écoutant que mon désir d'impressionner certaines personnes, je me suis lancée, entraînée par Paola et Enrico, dans la spéléologie.
Oui, oui.
Alors concrètement rendez-vous ce matin à 9 heures à Siniscola devant l'entrée de la grotte de Gana e Gortoe.
Siniscola se trouve au pied du Monte Albo massif calcaire d'une longueur de 13 km avec une altitude moyenne supérieure à 1000 mètres.





Bon, premier moment de solitude : on me tend un casque de spéléo. Ben oui, c'est normal mais moi je ne suis pas habituée et comme je commençais à ne pas être très rassurée je ne comprenais plus l'italien. 
Ouf, un coup d'oeil suppliant à Enrico et hop, hop, hop il s'occupe de tout. 
Formidable Enrico, c'est lui qui m'avait dit de penser aux bottes en caoutchouc !


Pour entrer véritablement on doit passer par trou en rampant (enfin en vrai à 4 pattes) et on se retrouve dans le noir et l’humidité et la bouillasse
Oui je sais, c'est le principe de la grotte mais  je n'y avais pas pensé. 
Le mot visite sans doute, qui pour moi évoquait davantage une sorte de ballade souterraine. 





Allez fini de rigoler c'est une superbe visite à faire, on pénètre (nous les visiteurs) cette grotte sur environs 300 mètres avec un dénivelé assez important.
Trois couches de sédiments différents permettent une datation des ères géologiques, 


Pendant la saison des pluies, la grotte se remplie d'eau et cette "rivière" souterraine draine ou a drainé des quantités de petits fossiles.


Franchement, ça coupe le souffle de voir cela. 





A un endroit on voit une stalagmite (celle qui monte) en construction si je puis dire car  il est possible de suivre les gouttes qui  tombent et inlassablement forment cette stalagmite.









J'ai oublie de parler des chauves souris, des milliers de chauves souris partout qui volent et nous frôlent. 
Rien à dire elles sont chez elles. 



Encore quelques détails, la température de la grotte est constante hiver comme été 15°, les spéléologues continuent à explorer  et ont trouvé après de longs passages dans l'eau une sortie par un long puits. 




La visite dure plus d'une heure et à la sortie nous prenons un café sur la terrasse, pas de photos de nous, car nous sommes pleins de boue, vêtements, mains, jambes...
C'était génial, j'espère y retourner un jour en "habituée" afin de mieux profiter des explications...





vendredi 9 septembre 2011

Premier commentaire,

Premier jour,  premier commentaire et je suis très touchée de voir qu'il vient d'un sarde. un sarde qui se cache derrière le pseudo Ichnusa. 
Dois je préciser qu'Ichnusa est LA bière sarde ?

L'Ichnusa est une bière italienne originaire de Sardaigne, dont le nom provient de l'antique dénomination grecque de l'île (Hyknusa ou Icnussa, Ιχνουσσα). En effet, en sarde ichnusa (prononcé [ik'nuza]) signifie empreinte de pas - du grec ichnion qui signifie pied - une légende voulant qu'à la suite d'un tremblement de terre l'île ait été sauvée en restant protégée sous le pied de Dieu.
Fondée en 1912 par Amsicora Capra, la bière Ichnusa est rachetée en 1986 par la maison Heineken, mais sa production se trouve encore dans les établissements originaux d'Assemini, dans la province de Cagliari, en Sardaigne.
Je ne peux pas donner un avis de consommateur, je n'en ai jamais bu, n'aimant pas la bière mais je peux assurer qu'elle est très, très appréciée ici.
Récemment, Carlo, boss de l'Oceania (bar de La Caletta) et grand pro de kitesurf (sport très pratiqué ici) a participé à un jeu concours genre meilleure pub.
Dois je préciser que j'ai voté pour lui ?
NON ABBIAMO LIMITI.......osare sempre !!!!! Se vuoi una cosa osa e prendila conquista te stesso non il mondo




Bref, merci beaucoup pour ce premier commentaire encourageant.





jeudi 8 septembre 2011

Accabadora

Accabadora de Michela Murgia est maintenant traduit en français. 
Voila une bonne lecture pour qui veut connaître la vie dans les villages de Sardaigne et les coutumes ancestrales qui étaient encore d'actualité dans les années 50-60, voir plus.
Petit roman difficile à résumer, je cite donc :
" Ça part doucement, joliment. Une petite fille pas très heureuse qui devient un peu plus joyeuse, une maman adoptive qui trouve le bon geste pour calmer les angoisses. Ça continue, bien, joliment, un gentil garçon, de la couture … Et d’un coup, on abandonne les jolies choses pour la dure loi de la Nature. Et on tombe en plein dans le débat éthique de l’euthanasie (accabadora, celle qui finit, oui oui). Et au lieu de verser dans le pathos, on verse dans le superbe. Pas une larme de trop, pas un mot de trop, ce petit roman est un concentré d’émotion."
Dans ce roman on parle d'euthanasie,  du rôle, des rôles, réservés aux femmes...
Tout est simple, beau, dur et juste.
De Michela Murgia, j'ai également lu " Viaggio in Sardegna undici percorsi nell' isola che non si vede" mais je ne crois pas qu'il soit encore traduit. Patience.

Et voila,

Voila presque un an que je n'ai pas écrit sur "pagedularge" pour plein de raisons plus mauvaises les unes que les autres : seule à écrire, manque d'encouragement, susceptibilité aussi. 
Et puis petit à petit des questions sont arrivées, "tu n'écris plus, pourquoi, c'est dommage, j'aimais bien....." 
Cet été plusieurs amis se sont fait plus insistants : "Allez, recommence à écrire, on aimait bien, tu nous manques..."
Mon amour propre était enfin sauvé !
Allez qu'on se le dise, devant l'insistance générale (faut rien exagérer) la grande Diva du blog qui n'a ni ligne directrice, ni but, ni message à faire passer est de retour.